Le Temps (Suisse)
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Le Temps est un quotidien suisse édité à Genève. C'est un quotidien généraliste francophone de dimension nationalecite-ref-2[2]. Fondé le 18 mars 1998, il résulte du regroupement du Journal de Genève et Gazette de Lausanne et du Nouveau Quotidien.
Le Temps se présente comme libéral et humaniste et accorde des tribunes libres à des auteurs de tous bords politiques. Il compte des rédactions à Lausanne, Genève, Berne, Neuchâtel, Sion et Zurich. Depuis le 1er janvier 2021, il est détenu par la fondation Aventinuscite-ref-3[3], et est sous la codirection de Madeleine von Holzen et Pierre-Adrian Irlé depuis 2024cite-ref-4[4].
Contents
• Histoire
• Capital
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Histoire
Création du journal
Le quotidien est issu de la fusion du Journal de Genève et Gazette de Lausanne et du Nouveau Quotidien. Le Journal de Genève, fondé en 1826, était un des organes marquants en Suisse romande pour la politique, les finances et l'économie. Il avait fusionné en 1991 avec la Gazette de Lausanne. Le Nouveau Quotidien, quotidien romand édité à Lausanne, avait été fondé en 1991 et était édité par Edipresse.
Les deux titres cessent de paraître à la fin février 1998, et la première édition du Temps parait le 18 mars 1998cite-ref-12[12].
En 1998, la rédaction est d'abord située dans le Centre Swissair à l'aéroport de Genève-Cointrin. En 2000, celle-ci déménage dans les locaux de la gare de Genève-Cornavin. En parallèle, les bureaux du journal à Lausanne, Neuchâtel, Sion, Berne et Zurich sont également logés dans les gares de ces villescite-ref-lt20210329-13-0[13].
Rachat par Ringier
En octobre 2013, les deux principaux actionnaires du journal, le groupe Ringier et le groupe Tamedia, mettent en vente Le Temps en espérant qu'il soit racheté par un acquéreur extérieurcite-ref-14[14]. Mais aucune offre ne satisfait les deux actionnaires. Le Cercle des Amis du Temps, regroupant des personnalités romandes soucieuses de l'avenir du journal avait aussi formulé une offre d'achat qui a été ignorée car abondée à hauteur de 8 millions de francs suisses cela a été jugé insuffisantcite-ref-15[15]. C'est pourquoi, le 11 avril 2014, Ringier rachète la participation de Tamedia, pour une somme non dévoilée mais estimée à 9 millions de francs et devient le propriétaire du quotidien romand avec 92,5 % du capitalcite-ref-16[16].
Au moment du rachat, le titre est alors détenu à hauteur de 92,5 % par le groupe de presse Ringier AG, le restant du capital étant détenu par le banquier Claude Demole (3 %), la Société des rédacteurs et du personnel du Temps (2,4 %) et la Société éditrice du Monde (2,1 %)cite-ref-17[17]. En 2016, Ringier et Axel Springer fondent une co-entreprise, qui devient propriétaire du Tempscite-ref-18[18].
Déménagement à Lausanne
En 2015, le quotidien romand choisit de déplacer sa salle de rédaction de Genève à Lausannecite-ref-19[19], tout en maintenant une rédaction régionale à Genève. Selon Stéphane Benoit-Godet, rédacteur en chef du Temps, il fallait créer des synergies avec L'Hebdo et Edelweiss, deux autres titres de Ringier, les trois journaux disposant d’une « newsroom » communecite-ref-20[20]cite-ref-21[21]. L'Hebdo cessera de paraître deux ans plus tard, en février 2017.
En 2019, Le Temps annonce que son nombre d'abonnés augmente pour la première fois de son histoire (stabilisation des abonnés à la version imprimée et augmentation des abonnés à la version en ligne)cite-ref-abonnements-22-0[22]. Alors que, historiquement, il tirait une majorité de ses revenus de la publicité, il annonce qu'il dépend désormais principalement des abonnements (depuis 2017 pour la version imprimée et depuis 2019 pour la version en ligne)cite-ref-abonnements-22-1[22].
Fondation Aventinus
En 2020, Ringier Axel Springer Suisse SA procède à un « recentrage stratégique de son portefeuille »cite-ref-rts03-11-2020-23-0[23]. La fondation Aventinus annonce racheter le journal au 1er janvier 2021, déplacer la rédaction à Genève et vouloir maintenir un journal de qualité indépendantcite-ref-vonholzen-24-0[24]cite-ref-rts03-11-2020-23-1[23].
La fondation Aventinus, alors présidée par François Longchamp, nomme un conseil d'administration sans représentant de la fondation ni de ses donateurscite-ref-25[25]. Le président du conseil d'administration de la société est Éric Hoesli, qui avait été le premier rédacteur en chef du titrecite-ref-rts03-11-2020-23-2[23], tandis que Madeleine von Holzen devient rédactrice en chef le 1er janvier 2021.
En 2021, la rédaction déménage dans le quartier du Bouchet à Genève, à mi-chemin entre la gare principale de Genève-Cornavin et l'aéroportcite-ref-lt20210329-13-1[13].
Ligne éditoriale et valeurs
Selon sa charte rédactionnellecite-ref-charte-26-0[26], Le Temps « est attaché aux valeurs libérales fondamentales », et il s'engage à défendre « les institutions démocratiques, les droits et libertés de l'individu et les principes de l'économie de marché, dans le respect de l'environnement ». Ses choix éditoriaux doivent être « uniquement guidés par l'intérêt des lecteurs ». Il voue une attention particulièrement soutenue à la culture et à la sciencecite-ref-charte-26-1[26].
En 2018, à l'occasion de ses 20 ans, le journal s'est engagé dans sept causes identifiées par la rédactioncite-ref-27[27]: le journalisme, l'égalité homme-femme, l'écologie, la créativité suisse, l'économie inclusive, la technologie au service de l’homme, et la Suisse comme laboratoire politique. Ses sept causes ne figurent toutefois plus dans la dernière version de la charte éditoriale du Tempscite-ref-charte-26-2[26].
Politiquement, il se décrit comme « indépendant de tout parti politique, et de toute organisation économique, confessionnelle ou religieuse »cite-ref-charte-26-3[26]. En 2023, les résultats d'une étude du Centre de recherche sur la sphère publique et la société (Fög) de l'Université de Zurich placent Le Temps plutôt au niveau de centre-gauche de la politique, comme la plupart des autres médias romandscite-ref-28[28].
Le journal ambitionne d'être un média de référence en matière d'information et d'analysecite-ref-charte-26-4[26] ; en 2012, une étude de l'Université de Zurich le situe également en tant que référencecite-ref-29[29] et en 2018, une étude de l’Association fondatrice pour la qualité des médias en Suisse le classe à la première place (ex æquo avec la Neue Zürcher Zeitung) au classement de la qualité des médias suissescite-ref-30[30].
Quotidien francophone, il privilégie l'emploi de termes français au lieu d'anglicismescite-ref-charte-26-5[26]. En décembre 2019, Le Temps a instauré une «charte de l'égalité des genres»cite-ref-charte-galit-31-0[31], qui est en cours de révision en septembre 2025. Une «charte éditoriale en matière d'intelligence artificielle générative» a également été adoptée en mars 2024cite-ref-32[32].
Supports et lectorat
Presse écrite
Dans la version papier, l’actualité est présentée sur une vingtaine de pages réparties en plusieurs rubriques : « Economie et finance », « Sport », « Société et culture », « Suisse », « International », « Débat», ainsi que « Science ». On y trouve régulièrement les dessins de Chappatte, caricatures humoristiques sur la situation géopolitique actuelle.
Le journal est imprimé à Bussigny dans le canton de Vaud jusqu'au 14 mars 2025. À partir du 17 mars 2025, il est imprimé à Bernecite-ref-33[33].
Selon une étude de Publicitas de 2017, la plus grande partie des lecteurs sont des personnes de plus de 50 anscite-ref-34[34]. Pour ce qui est du sexe des lecteurs, il y a autant d'hommes que de femmes qui consultent le journal. Les salaires des lecteurs dépassent généralement les 8 000 francs suisses bruts mensuels. Sa diffusion est assurée à 91 % par les abonnements et 9 % par la vente au numérocite-ref-35[35].
Plusieurs suppléments viennent enrichir le quotidien, dont un supplément « Carrières » (emploi et management) le vendredi, et « Le Temps Week-End », un supplément culture le samedi.
Au début de l'année 2017, Le Temps lance le «Magazine T», un magazine essentiellement consacré au bien-être, au voyage et à l’esthétiquecite-ref-36[36]. Le supplément accompagne l'édition du week-end environ 20 fois par an et est également disponible numériquement.
Tirage et audience
• 2001 : 54 000 exemplairescite-ref-37[37]
• 2010 : 44 450 exemplairescite-ref-38[38]
• 2015 : 37 000 exemplaires, 95 000 lecteurscite-ref-ofstat2-39-0[39]
• 2020 : 32 000 exemplaires, 107 000 lecteurscite-ref-ofstat2-39-1[39]
• 2022 : 35 000 exemplaires, 84 000 lecteurscite-ref-ofstat2-39-2[39]
• 2023 : 34 000 exemplaires, 90 000 lecteurscite-ref-ofstat2-39-3[39]
Numérique
Sur letemps.ch, site d’informations en continu, on peut retrouver une synergie entre les rubriques de la version papier et du site internet. Le Temps dispose également d'une application mobile, disponible sur iOS et Android, qui permet de consulter les articles publiés sur son site internet.
Dès 2011, l'accès aux articles du site internet du journal est limité aux abonnés du Tempscite-ref-40[40]. Dès 2015, le système s'ouvre en permettant la consultation de dix articles par mois gratuitement (sans inscription)cite-ref-del-chat-41-0[41]. Dès février 2019, le système change à nouveau en catégorisant certains articles comme gratuits et d'autres comme réservés aux abonnéscite-ref-del-chat-41-1[41].
Le Temps a procédé, en collaboration avec l'EPFL, à la numérisation complète des trois quotidiens dont il est l’héritiercite-ref-42[42] : le Journal de Genève, la Gazette de Lausanne et Le Nouveau Quotidien. L'intégralité des contenus parus (environ quatre millions d'articles, des illustrations, photographies et publicités), remontant jusqu'à 1798, sont stockés sur un site internet consacré à ces archivescite-ref-43[43]. La recherche se fait par mot-clé, et peut être filtrée par dates. Chaque article est restitué dans la mise en page originale du quotidien concerné.
Collaborations
Gouvernance
Le journal est édité par Le Temps SA.
Direction
• Présidence du conseil d’administrationcite-ref-impressum-44-0[44] :
• Depuis mars 2024: Abir Oreibi
• 2023-mars 2024 : Yves Daccordcite-ref-45[45]
• 2017-2020 : Marc Waldercite-ref-46[46] ;
• 2001-2017 : Stéphane Garelli ;
• 2000-2001 : Gilbert Coutau ;
• 1998-2000 : David de Pury.
• Direction :
• Depuis mai 2024 : Pierre-Adrian Irlé et Madeleine von Holzen
• 2021-2023 : Tibère Adlercite-ref-47[47] ;
• 2015-2020 : Daniel Pillard (Ringier Romandie) ;
• 2010-2014 : Valérie Boagno ;
• 2004-2010 : Jean-Jacques Roth ;
• 1998-2004 : Éric Hoesli.
• Rédaction en chef :
• Dès 2021 : Madeleine von Holzencite-ref-48[48]
• 2015-2020 : Stéphane Benoit-Godet (pour la version imprimée) et Gaël Hurlimann (pour le numérique) ;
• 2010-2015 : Pierre Veya ;
• 2002-2010 : Jean-Jacques Roth ;
• 1998-2002 : Éric Hoesli.
L'entreprise comporte environ 160 salariés, journalistes et secrétaires d'édition. Des correspondants sont employés à Washington, Bruxelles et à Paris. La rédaction centrale se trouve à Genève. Des bureaux existent à Lausanne, Neuchâtel, Sion, Zurich et Berne.
Capital
En avril 2014 Ringier rachète la participation de Tamedia au capital du journalcite-ref-49[49]. Le capital au bilan du journal Le Temps SA est détenu à 92,5 % par Ringier AGcite-ref-50[50], le restant du capital est détenu par le banquier Claude Demole (3 %), la Société des rédacteurs et du personnel (2,4 %) du Temps SA et Le Monde (2,1 %)cite-ref-51[51]. Le chiffre d'affaires provient pour 48 % des lecteurs et pour 52 % de revenus publicitaires. En 2015, le président du conseil d'administration Stéphane Garelli rachète les parts du banquier genevois Claude Demole, administrateur démissionnairecite-ref-52[52]cite-ref-53[53].
Depuis le 1er janvier 2021, la fondation Aventinus détient la grande majorité de la société éditrice du Temps (Le Temps SA) et a à nouveau augmenté son actionnariat en décembre 2022 (99,55%)cite-ref-54[54]. Les deux actionnaires minoritaires du Temps sont le groupe Le Monde (0,21%) et la SRP - Société des rédacteurs et du personnel du Temps (0,24%).
Le 18 mai 2021, le média en ligne Heidi.news, créé en mai 2019 et édité par la société Heidi Media SA, a été acheté par Le Temps grâce à un financement de la fondation Aventinuscite-ref-55[55]. Les deux médias conservent leur identité distincte, tout en partageant des ressources communes.
Notes et références
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Liens externes
• site-officielSites officiels : www.letemps.ch et www.letemps.ch
• Ressource relative à la recherche : Mir@bel
• Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Dictionnaire historique de la Suisse
• Notices d'autorité : VIAF IdRef WorldCat
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• Agenda culturel du Temps et de la Télévision suisse romande (TSR)
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